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janvier 2017


30 janvier 2017

Le Mile de Thiboutot

 

MONTRÉAL - Cette fois, ça y est. L'année dernière Charles Philibert-Thiboutot avait été invité à participer au prestigieux Wanamaker Mile des Jeux Millrose à New York et avait souligné la date au calendrier avec un grand trait foncé. Sérieusement blessé au dos, le coureur de Québec avait malheureusement dû renoncer à cette compétition pour se concentrer sur ses soins de réhabilitation et sa préparation olympique.

Parfaitement guéri et en pleine forme pour débuter l'année 2017, le champion canadien espérait une nouvelle chance de prendre le départ de cette course mythique le 11 février prochain sur la piste de l'Armory. Pensez-y, les Millrose Games en seront à une 110ème édition et le Wanamaker Mile y est au programme sans interruption depuis 1926!

On peut maintenant confirmer que Charles sera bel et bien sur la ligne de départ avec plusieurs des meilleurs «milers» du monde. De San Diego, où il passe quelques semaines pour s'entraîner, le recordman québécois nous a confié qu'il se sent d'attaque.

«L'an passé, j'étais bien déçu de scratcher pour cette course mais les Jeux olympiques étaient ma priorité et je ne pouvais risquer de ruiner ma saison. Si je n'avais pas pris le temps de bien soigner ma blessure au dos, je n'aurais pas connu l'été que j'ai eu. Cette décision m'a permis de m'entraîner et d'arriver à Rio avec la meilleure forme de ma vie.»

Au retour de Rio, où il avait été éliminé en demi-finale du 1500 mètres par quelques centièmes de secondes, Philibert-Thiboutot a pris la pause normale de fin de saison, pour reprendre l'entraînement au début de l'automne. Il se dit à 100% cet hiver. «J'ai recommencé sans être blessé et j'ai construit ma forme à partir de ma meilleure forme à vie. Ça aide beaucoup. Cette année, poursuit-il, je veux être compétitif dans mes courses. Au lieu d'être dans le dernier tiers, je veux être dans le premier tiers du pack

En 2016, l'Américain Matt Centrowitz remportait l'épreuve des Millrose pour une deuxième année consécutive. Quelques mois plus tard, il remportait la finale olympique à Rio de Janeiro. Le Néo-Zélandais Nick Willis, deuxième à New York en 2016, remportait la médaille de bronze à Rio.

«Peu importe qui sont les coureurs présents, à partir de maintenant, je regarde en avant et je veux faire mon nom dans ces compétitions. Que ce soit aux Millrose Games ou en Diamond League, je ne veux pas me donner de limites.»

Contrairement à la finale olympique, on peut s'attendre à une course rapide à New York. Au cours des quatre dernières éditions, le chrono le plus lent fut de 3:52.47. À la lecture de la liste des concurrents annoncés aujourd'hui par les organisateurs, on peut dire que Charles sera parmi les favoris. Son adversaire le plus sérieux pourrait être le médaillé de bronze olympique du 800 mètres, l'Américain Clayton Murphy. Ce dernier est polyvalent et a très bien fait sur 1500 mètres en 2016, remportant le titre NCAA en plein air. Il faudra aussi surveiller un deuxième Américain, soit Robby Andrews, 4e des championnats du monde en salle en 2016.

«Ç'a beau être une piste intérieure, c'est une piste rapide avec des virages inclinés et le peloton sera fort. Je me sens à l'aise avec ces temps et je me vois très bien courir dans ces chronos. Si ça va vite, je me sens capable de courir un record canadien (ndlr  3:54.32). S'il faut que ce soit moins rapide, je veux être près des meneurs.»

Graham Hood, vainqueur en 1995, est le seul coureur canadien à avoir remporté le Wanamaker Mile depuis 1926.

Après le rendez-vous newyorkais, le Grand Prix de Montréal  du 18 février sera une des rares courses pour Charles cet hiver. «Ce sera pour moi une occasion de montrer ce que je peux faire. Je n'ai pas beaucoup de courses cet hiver et j'ai très hâte de courir à Montréal la semaine suivante.»

 Source: Laurent Godbout
Fédération québécoise d'athlétisme

 

 

septembre 2016


18 septembre 2016

Charles Paquet, vice-champion junior

 

Charles Paquet a marqué un grand coup, vendredi, aux Championnats du monde juniors de triathlon de Cozumel (Mexique), alors qu’il a mis la main sur la médaille d’argent.

L’athlète de Port-Cartier a franchi la ligne d’arrivée 10 secondes après l’Américain Austin Hindman (54 minutes 02 secondes) qui a effectué une spectaculaire remontée à la course à pied. Le Britannique Ben Dijkstra a complété le podium de cette épreuve de distance sprint (natation 750 m, vélo 20 km, course à pied 5 km).

Paquet a donné le ton dès le début d’épreuve alors qu’il a été le premier à sortir de l’eau. Après avoir passé la portion du vélo dans un peloton qui contenait une quarantaine de compétiteurs, le Québécois a connu une excellente transition vers la course à pied.

Celui qui a terminé neuvième aux Jeux olympiques de la jeunesse de Nanjing en 2014 était provisoirement premier après le premier tour du circuit de course à pied et détenait une avance de 7 secondes sur son plus proche poursuivant.

Des crampes aux jambes de Paquet ont commencé à faire leur apparition après le deuxième kilomètre, ce qui a permis à l’Américain Hindman de revenir sur lui.

Source : Sportcom

 

août 2016


21 août 2016

Performance étincelante

On célèbre une 10e place ? Certainement. Surtout lorsqu'on parle d'un résultat canadien au marathon masculin. Eric Gillis a complété l'épreuve en 2 h 12 min 29 s. Une grande performance au sein d'un peloton relevé pour l'athlète de 31 ans originaire de la Nouvelle-Écosse. Sans grande surprise, c'est un Kényan qui a décroché l'or. Eliud Kipchoge, médaillé d'argent des Jeux de Pékin et d'Athènes au 5000 m, a franchi le fil d'arrivée fin seul (2 h 8 min 44 s). À noter l'excellente performance de l'Américain Galen Rupp qui enfile la médaille de bronze alors qu'il avait remporté l'argent à Londres au 10 000 m.

 

20 août 2016

Un triathlon difficile

La mer était houleuse. Le peloton de filles remontait de temps en temps au-dessus des vagues. À la sortie de l’eau, Amélie Kretz est sortie dans le peloton de tête à 17 secondes de la meneuse. Elle a réussi à s’accrocher au groupe de 18 coureuses qui allait se battre pour les places d’honneur. Le rythme était rapide et la p’tite montée abrupte faisait mal. Finalement, Amélie a décroché du peloton de tête au 2e tour – la portion vélo en comptait 8. Les meilleures ont maintenu le rythme et tout s’est joué dans la course à pied. À la transition vélo/course à pied, Kretz était pointée à plus de 3 minutes des meneuses. En tête, on a assisté à un duel entre la Suisse Nicole Spirig, médaillée d’or à Londres, et l’Américaine Gwen Jorgensen double championne du monde et partenaire d’entraînement d’Amélie Kretz à Wollongong. Sans surprise, l’Américaine a mérité la médaille d’or. Notre chroniqueuse a été la meilleure canadienne en terminant 34e à 6 m 32 s de Jorgensen.

 

20 août 2016

Soirée crève-coeur à Rio

Malgré un nouveau record canadien (1m 57 s 02), la superbe Melissa Bishop a été coiffée in extremis sur la ligne d’arrivée aux 800 m. La médaillée d’argent aux Championnats mondiaux de Pékin a eu de la difficulté à digérer cette exclusion du podium. « Je me suis entraînée pendant dix ans pour réussir à monter sur le podium. Ce n’était pas le plan… », a confié une Bishop très déçue à Radio-Canada. Et que dire de Mohamed Ahmed au 5000 m. Pendant que le formidable Mo Farah réussit son doublé historique (5000 et 10000 m en 2012 et 2016 comme le Finlandais Lasse Viren en 1972 à Munich et en 1976 à Montréal), Ahmed est dans le coup jusqu’à 200 m de la ligne d’arrivée. Il termine finalement en 5e place. La meilleure performance de l’histoire d’un Canadien aux JO dans cette épreuve. Le Canadien d’origine somalienne est inconsolable après la course. « J’étais là… le podium était là. » On apprendra plus tard qu’il a été disqualifié comme deux autres coureurs d’ailleurs. Au relais 4 X 400 m, les femmes sont en finale pour la première fois depuis 1984. Mais, encore une fois, le Canada termine au pied du podium. Un quatuor que l’on reverra sûrement en 2020 à Tokyo.

 

19 août 2016

Coup de théâtre

Le relais 4 X 100 m masculin vient de se terminer. Un relais extrêmement relevé. Six équipes ont croisé la ligne d’arrivée sous les 38 secondes. Malgré un finish impressionnant de Andre De Grasse, le quatuor canadien termine au pied du podium avec à la clé un record canadien (37,64 s). Usain Bolt complète son formidable triplé –  9 médailles d’or dans les épreuves de sprint au cours des trois derniers JO – et les Japonais causent la surprise en terminant deuxième devant les Américains. Et c’est le coup de théâtre ! Les Américains sont disqualifiés suite à un mauvais passage du témoin. Le Canada remporte le bronze et De Grasse sa troisième médaille à ses premiers Jeux olympiques. Une douce revanche pour l’équipe canadienne qui avait subi le même sort aux JO de Londres en 2012.

 

14 août 2016

WOW

Quelle course spectaculaire. Un 100 mètres de rêve. Usain Bolt remporte sa troisième médaile d'or consécutive aux JO, Andre De Grasse réussit sa meilleure perfomance à vie (9,91s) et décroche la médaille de bronze. Une première médaille canadienne aux 100 m depuis la formidable chevauchée de Donovan Bailey à Atlanta en 1996. En demi-finale, le minuscule (!) De Grasse avait donné le ton. Un excellent chrono (9,92s) et un regard complice à son voisin de couloir, le grand Jamaïcain qui remporte facilement sa vague. Sur la ligne de départ de la finale, Bolt attire toute l'attention. Il salue la foule et répète sa gestuelle habituelle. De Grasse, 21 ans et toutes ses dents, a l'air cool et il pointe son dossard "Canada" devant la planète entière. Moins de dix secondes plus tard, Bolt l'emporte facilement et De Grasse vole la troisième place sur la ligne. Après la course, il explique que sa prestation en demi-finale lui a donné confiance mais il ajoute " je vais regarder les p'tites erreurs que j'ai faites dans cette finale." Rien de moins. On l'attend aux 200 m et lors du 4 X 100 m avec ses potes de l'équipe canadienne. L'équipementier Puma commence déjà à récolter une partie du fabuleux contrat (11,25 millions de dollars) qu'il lui a accordé à la fin de l'année dernière. Pas de doute, KMag avait vu juste en publiant sa photo sur la page couverture de son édition d'été.