Manger, dormir, courir

En ces temps exceptionnels de mesures exceptionnelles, ma routine tourne soudainement autour de trois petites actions simples et oh combien essentielles : manger, dormir et …courir.

La science est sans équivoque : manger mieux, dormir mieux et enfiler ses chaussures de course sont trois gestes au moins aussi efficaces à l’égard de maladies cardiaques, cancers, diabète et affections pulmonaires que bien des pilules et des granules.

Ce sujet fera l’objet d’un reportage en profondeur signé par le docteur Marc Gosselin, urgentologue, médecin du sport et directeur médical de Dokever Canada à lire dans le prochain numéro d’été de KMag (sortie le 1er mai).
Il nous rappelle « les effets positifs de l’activité physique sur plusieurs aspects de la santé tant en matière de prévention que de traitement de problèmes de santé ». Personnellement, c’est ce qui m’incite à sortir courir à chaque jour. Parfois il s’agit d’une balade à petit trot en appréciant le paysage. À d’autres occasions, ce sont d’intenses séances d’intervalles qui m’époumonent. Je respire. Je ventile. Je me libère l’esprit. Et je ressens un beau grand high, celui du coureur évidemment, grâce aux endorphines.

C’est simple et facile : une paire de chaussures, des vêtements de sport et hop! dehors. J’admets que la course à pied fait partie de ma vie depuis plus de 15 ans et qu’elle est forcément une seconde nature. Courir est donc aisé pour moi. Comme c’est peut être ardu pour d’autres, voici mon top 5 de trucs pour rendre la course à pied joyeuse. Rappelons-nous que les bénéfices physiques et physiologiques dépassent amplement les p’tits malaises et courbatures.

  1. Au coin de la rue, tu te rendras.
    Inutile de faire de dizaines de kilomètres, surtout si on débute à la course à pied. Il est important d’être progressif et de se donner des objectifs atteignables et motivants.
  2. De la musique, une balado, tu écouteras.
    Question d’abstraire le corps de l’esprit, écoutez de la musique ou une émission de radio, cela aide à égayer les sorties. Et surprise on aura couru 5 km sans trop s’en rendre compte.
  3. Un défi, tu te lanceras.
    Il y a des mordus qui courent à chaque jour depuis des années, beau temps, mauvais temps, on les appelle des « streakers ». Sans les imiter, on peut se donner un défi de courir à tous les deux jours, d’augmenter son volume hebdomadaire de course de 10% ou tout simplement, marchez pour se rendre à l’épicerie.
  4. Un ami, tu taggeras.
    Courir en groupe est motivant et encourageant. La force de la gang donne des ailes. Mais non non pas ces temps-ci! En cette période Covid-19, il faut opter pour le virtuel. KMag lance son club sur Strava afin d’unir nos lecteurs-coureurs des quatre coins du Québec. Joignez-vous à nous!
  5. À distance, tu resteras.
    Il faut vivre sur la planète mars pour ne pas avoir entendu parler de distanciation sociale. Un principe simple et facile à appliquer. Deux mètres ou l’équivalent de quelques foulées à gauche ou à droite lorsqu’on croise des marcheurs ou des coureurs. Ça sauve des vies, comme dirait monsieur Legault!