Entrainement complémentaire à la course ?

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Quel entrainement en complément à la course peut-on intégrer dans le but de travailler le corps de la manière la plus globale ?

On peut tout d’abord considérer les différentes parties du corps. Il est évident que la course travaille peu le haut du corps et les membres supérieurs. Il est fréquent de remarquer chez les coureurs plus âgés une forte atrophie musculaire des bras. Pour cela, les sports aérobiques sollicitant le haut du corps sont une option à retenir, ce qui permet, en plus de faire de l’entrainement croisé, de profiter des effets sur le système cardiovasculaire ; la natation, le kayak, le canot, l’aviron, la machine à ramer et le ski de fond sont de bons choix.

Autrement, faire du renforcement non seulement du haut du corps, mais du corps entier peut être une excellente idée ; c’est que la course ne permet pas de développer suffisamment la force, la résistance et la puissance musculaires.

La course ne développe pas non plus la flexibilité ; l’ajout de séances d’étirement ou de yoga peuvent être un complément utile, particulièrement pour les personnes qui ne sont pas dotées d’une bonne flexibilité naturelle.

Finalement, plusieurs autres composantes peuvent être développées pour arriver à être complet dans l’univers du mouvement. Pour n’en nommer que quelques-unes : la coordination main-œil (avec les activités de lancer et les sports de raquette), la capacité de glisser (sur toutes sortes de planches et surfaces) ou l’aptitude à exécuter des acrobaties (sur terre ou dans les airs). À chaque coureur de trouver ses activités complémentaires en fonction de ses besoins et intérêts.

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Jean-François Harvey est ostéopathe, kinésiologue et auteur des livres Courir mieux.