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La Course de l’Armée du Canada

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La fasciapathie plantaire

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L’arrivée des journées froides, sombres et pluvieuses a eu raison de votre motivation et vous a fait transférer vos séances extérieures sur le tapis roulant. Vos premiers entrainements se sont déroulés sans heurts, mais à force de répéter les intervalles courts et intenses, vous avez senti une douleur poindre à l’avant de votre talon.

La fasciapathie plantaire, communément appelée fasciite, aponévrosite ou épine de Lenoir, est une irritation du fascia situé sous le pied. Cette membrane, qui joue un rôle de soutien à l’affaissement de la voûte plantaire, se tend comme une corde entre le calcanéum (os du talon) et les orteils. Quand le stress qu’on lui impose devient trop important par rapport aux habitudes antérieures, le fascia peut s’irriter à la hauteur de son attache sur le calcanéum.

Signes et symptômes clés

  • La douleur est précise et localisée sous la voûte du pied, à l’avant du talon.
  • Le réveil s’accompagne de raideurs matinales qui se dissipent habituellement après quelques pas.
  • La douleur est reproduite en montant sur la pointe du pied ou en sautant.

Votre professionnel de la santé, un expert des blessures du coureur, vous rassure : il s’agit d’une pathologie fréquente dont les coureurs se débarrassent généralement assez vite quand ils consultent rapidement. Ses conseils judicieux vous permettront de demeurer optimiste et de retrouver en quelques semaines tout le plaisir des longs entrainements du dimanche.

Traitement à court terme

  • À l’apparition des premiers symptômes, arrêtez momentanément les activités qui provoquent de la douleur comme les intervalles, la course en montée et la pliométrie.
  • Remplacez les activités douloureuses par des activités de transfert qui déchargent le fascia, comme le vélo et la natation.
  • Portez temporairement des chaussures plus amortissantes, plus rigides, à l’inclinaison (drop) et au support de cambrure plus accentués. Assurez-vous toutefois que ces chaussures n’exercent pas de frottement sur la zone douloureuse.
  • Abstenez-vous d’appliquer de la glace ou des gels antalgiques et de prendre des anti-inflammatoires, car ces modalités nuisent à la guérison des tissus.
  • Renforcez les muscles intrinsèques de vos pieds, par exemple en attrapant une serviette au sol entre vos orteils et la plante de votre pied.

Traitement à long terme

  • Recommencez graduellement à stresser votre fascia, dans le but d’éviter de le déconditionner et de l’affaiblir, et afin qu’il se réadapte au stress de la course.
  • Adoptez très progressivement une biomécanique de course plus protectrice en réduisant le bruit de vos pas, en accélérant votre cadence et en optant pour des chaussures plus minimalistes.
  • Quantifiez adéquatement le stress mécanique en augmentant petit à petit votre volume hebdomadaire, d’abord en accroissant la fréquence des séances mais en raccourcissant la durée.
  • Quand vos symptômes le permettent, réintégrez peu à peu les intervalles longs à vitesse modérée puis courts à vitesse élevée, ensuite les montées et les descentes, et enfin les sauts et la pliométrie.
  • Laissez-vous guider par les raideurs que vous ressentez au réveil. Si vous parvenez à allonger vos sorties ou à réintroduire des accélérations sans que les raideurs persistent ou s’intensifient, vous êtes sur la bonne voie.

Pour en apprendre davantage sur les traitements à suivre en cas de blessures, abonnez-vous dès maintenant et ne manquez aucune chronique BLESSURES signée par Blaise Dubois, physiothérapeute, fondateur de La Clinique Du Coureur et coauteur du livre La santé par la course à pied.