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La fracture de stress de la hanche
Votre bloc d’entrainement printanier s’est déroulé à merveille, tout comme le marathon que vous prépariez. Par envie de surfer sur cette forme remarquable, vous avez enchaîné tout de suite avec votre préparation pour les premières courses en sentier. Faute de récupération adéquate, votre inconfort au haut de la cuisse s’est transformé en douleur vive.
La fracture de stress de la hanche affecte fréquemment le col fémoral, soit la partie supérieure du fémur, juste avant l’articulation de la hanche. Elle se décline en deux types.
Le premier type, qui affecte la partie inférieure du col fémoral, est une fracture de stress à bas risque de complication, comme plus de quatre fractures de stress sur cinq. Dès lors, cette blessure ne nécessite qu’une période modérée de repos et, surtout, une bonne quantification du stress mécanique.
En revanche, le second type, qui affecte la partie supérieure du col fémoral, est une fracture de stress à haut risque de complication, et relativement rare. Pour éviter une mauvaise consolidation ou une aggravation, cette blessure exige une période de repos plus longue qui se compte parfois en mois, et une reprise de la course à pied beaucoup plus prudente et progressive.
La fracture de stress du col fémoral s’accompagne d’une douleur souvent localisée à l’aine, mais qui dans certains cas irradie jusqu’au genou. Cette douleur est due à la présence d’une fissure dans la partie du fémur qui relie le corps de l’os à sa tête (qui s’insère dans l’os de la hanche, dit coxal). Cette fissure peut apparaître si le fémur est exposé à une dose de stress mécanique (généré par des impacts au sol répétés) qui dépasse sa capacité d’adaptation – autrement dit, si ce stress d’impact est mal quantifié et pas assez graduel.
Le principal facteur de risque de développer une fracture de stress du col fémoral est la faible disponibilité énergétique prolongée (RED-S, pour Relative Energy Deficiency in Sport), caractérisé par un déséquilibre hormonal, des apports caloriques insuffisants ou inadéquats, et une faible densité minérale osseuse. Le déficit de masse ou de force des muscles des fesses et des cuisses peut également y contribuer. Idem pour un patron de course qui impose un stress important sur la hanche, induit par une cadence basse, et une pose du pied au sol bruyante et loin devant le centre de masse, souvent associé au port de chaussures à faible indice minimaliste (50 % ou moins), appelées maximalistes.







