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La Course de l’Armée du Canada

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L’arthrose de la hanche

L’arrivée des premiers flocons vous rappelle le pur bonheur de courir sur une nouvelle neige. Mais à force de déraper en cherchant une bonne traction au moment de la poussée, votre hanche, peu habituée à ce mouvement d’extension, est devenue douloureuse.

L’arthrose de la hanche est caractérisée par une dégénérescence du cartilage qui recouvre les os formant l’articulation coxo-fémorale : le fémur, ou os de la cuisse, et l’os coxal, ou os iliaque, situé au niveau du bassin. L’arthrose était là avant cette sortie, mais elle ne vous faisait pas mal, puisqu’elle peut être associée ou pas à de la douleur.

L’arthrose de la hanche touche principalement les gens de 60 ans et plus. Certaines personnes sont génétiquement plus susceptibles de développer de l’arthrose, peu importe leurs activités. L’arthrose peut aussi être secondaire à un traumatisme articulaire passé. L’obésité est un autre facteur de risque – non pas à cause du poids que doit supporter la hanche, mais plutôt parce que le pourcentage de masse grasse est corrélé à la concentration de certains marqueurs inflammatoires liés au processus de dégénérescence du cartilage.

Contrairement à la croyance populaire, la course à pied a un rôle protecteur sur le cartilage. Les coureurs ont des cartilages plus épais et plus solides. De plus, les coureurs qui présentent de l’arthrose en souffrent moins, comparativement aux sédentaires. Si vous souffrez d’arthrose, courir retardera les traitements invasifs comme la chirurgie. Bref, n’arrêtez pas de courir si on vous dit que vous avez de l’arthrose !

Signes et symptômes clés

  • L’arthrose de la hanche se manifeste par une douleur en périphérie de la hanche, généralement dans l’aine et parfois jusqu’au milieu de la cuisse.
  • Cette douleur s’accompagne fréquemment d’une restriction de mouvement dans plusieurs plans. La restriction peut être due à une synovite inflammatoire ou à une ankylose capsulaire, ou encore être osseuse.
  • S’accroupir (faire un squat) provoque souvent une douleur dans la fesse tandis que les mouvements d’abduction et d’adduction (écarter et rapprocher les jambes) provoquent une douleur à l’aine.
  • L’immobilisation prolongée pendant la nuit entraine une ankylose/raideur matinale qui dure moins d’une heure.

Traitement à court terme

  • Cessez immédiatement, mais temporairement, les activités douloureuses de façon à réduire le stress sur votre articulation irritée. Une activité de transfert comme le vélo ou la natation est habituellement plus facile que la course.
  • Les anti-inflammatoires restent une option thérapeutique acceptable dans certains cas, en phase aigüe et sur une brève période, surtout si les douleurs vous empêchent de vaquer à vos activités quotidiennes.
  • Consultez un professionnel de la santé averti pour qu’il évalue le degré de vos restrictions de mobilité et vous conçoive un programme d’exercices voués à vous redonner la pleine amplitude de vos mouvements.

Traitement à long terme et prévention

  • Demeurez aussi actif que possible, en marchant, en pédalant, en nageant ou en utilisant un elliptique, et en vous assurant que vos douleurs n’augmentent pas après vos activités physiques.
  • Une fois vos douleurs articulaires contrôlées, reprenez graduellement la course à pied, par de courtes séances fractionnées en alternance marche/jog, en écoutant attentivement la réponse de votre corps pour ainsi ajuster votre progression au jour le jour. Introduisez ensuite petit à petit la vitesse, les descentes et des mouvements de grande amplitude.
  • Courez à une cadence élevée, en faisant de petits pas, sans bruit, afin de bien modérer les forces d’impact sur votre hanche. Préférez des chaussures minimalistes pour les mêmes raisons.
  • Pratiquez régulièrement des exercices de gainage du tronc et de renforcement des muscles stabilisateurs des hanches et du dos.
  • Dans les rares cas où l’évolution de la condition n’est pas satisfaisante, une infiltration de corticoïdes, une viscosuppléance ou une injection de plasma riche en plaquettes (PRP) peut être envisagée avant de recourir à la prothèse totale de hanche.

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Blaise Dubois est physiothérapeute, fondateur de La Clinique Du Coureur et coauteur du livre La santé par la course à pied.