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Le gros bon sens à vélo

  • DÉFI DU PARC / YAN LASSALLE

Rouler à vélo seul implique peu de risques comparativement à le faire en groupe. Par expérience, je constate que plus le nombre de cyclistes est grand, plus le laxisme s’installe et le niveau de sécurité diminue. Conséquemment, la possibilité de chutes augmente. Pourtant, en faisant preuve de gros bon sens, rouler en peloton n’est pas si compliqué.

Notons d’emblée qu’il est rare, en vélo de route, qu’une chute soit causée par le cycliste lui-même. Généralement, les chutes sont dues à d’autres cyclistes imprudents et à l’insouciance collective ou, encore pire, à une voiture. Et mis à part un casque, remarquons que la protection d’un cycliste sur la route se résume souvent à un strict minimum : le lycra et la peau. Les chances de remporter une victoire contre du bitume ou un pare-chocs sont minces.

Radar, signal et porte-voix humains

La règle de base, quand on roule en groupe sur la route, veut que le cycliste en tête soit les yeux (et la bouche) de l’ensemble du groupe, puisque c’est lui qui voit la route dans son entièreté. Il est donc impératif qu’il signale les trous, les objets pouvant provoquer une chute ou une crevaison, qu’il transmette toute information relative à la sécurité de groupe. Habituellement, pointer du doigt suffit à aviser le suivant. Personnellement, je claque toujours des doigts – une indication sonore ajoutant une couche de sécurité supplémentaire. En cas de grand danger, j’utilise également la voix.

Ordinairement, cela va de soi. Là où ça se complique, c’est lorsque la première personne prend trop de temps à transmettre l’information. Si le délai est trop court, les cyclistes qui la suivent n’auront pas le temps d’acheminer le message : s’ils aperçoivent un objet trop tard et roulent dessus, ils n’auront pas le réflexe (avec raison) de délaisser leur guidon pour prévenir leurs compagnons derrière eux. Aussi, comme le message voyage souvent moins vite que la vitesse du groupe, même si les premiers évitent l’obstacle, le septième ou huitième cycliste risque de passer sur l’objet avant même de recevoir le message. C’est pourquoi il est primordial que le premier cycliste informe bien avant d’arriver à l’obstacle (au moins de 10 à 15 s, soit environ 100 m). Les suivants, de même, relaieront rapidement l’information. Quand je suis l’organisateur d’une sortie, j’aime rappeler à tous que la personne en tête de peloton est responsable de tous ceux qui rouleront dans les trous et sur des objets dangereux, et qu’on lui en imputera la faute le cas échéant. Ajoutons que certes, il faut regarder devant, mais également derrière, histoire de voir ce qui s’y passe.

Distance nécessaire

Une autre situation susceptible d’entrainer une chute se produit quand la roue avant d’un cycliste dépasse la roue arrière de celui de devant. On appelle cela overlaper la roue, ce qui est fort dangereux. Il suffit que la personne de devant donne un coup de roue, tente de contourner un objet ou un trou, et c’est la chute. Donc, à moins de pédaler en compagnie d’un cycliste extrêmement expérimenté dans un endroit où la surface est impeccable et sans trop de circulation, employer cette technique qui, il est vrai, est avantageuse s’il y a un grand vent de côté, en vue de maximiser l’effet de sillonnage, est une très mauvaise idée. Si vous décidez de le faire malgré tout, laissez un large espace latéral entre les deux roues afin de permettre au cycliste vous précédant de bouger et d’éviter de vous faire tomber, car quand les deux roues se touchent, c’est assurément la personne de derrière qui tombe.

Signal, encore et toujours

Si vous roulez de façon assez rapprochée, rappelez-vous que quand vous vous levez en danseuse, votre corps avance vers l’avant alors que le vélo recule pour contrebalancer ce mouvement. Cela pourrait faire chuter quelqu’un qui vous suit de trop près. C’est pourquoi les cyclistes regardent derrière avant de se lever, ou font un petit geste reconnu partout : soulever les doigts des deux mains tout en maintenant les mains sur le guidon. Cela avise qu’il va se lever de sa selle et qu’on doit laisser de l’espace dans le but d’éviter la chute.

(…) Lisez l’article complet dans le numéro du printemps 2021.

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Charles Perreault a été champion canadien junior et champion canadien de triathlon longue distance, et il est entraineur dans ce domaine depuis 25 ans.