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La Course de l’Armée du Canada

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Les femmes seraient-elles plus performantes que les hommes en ultra-trail ?

  • MICHELANGELO OPRANDI

Dans certaines épreuves de très longues distances avoisinant les 100 km et plus, il arrive qu’une athlète féminine se hisse en tête de course et remporte les grands honneurs devant tous les participants, incluant ceux du sexe opposé. Cela a notamment été le cas de Corinne Favre, qui avait causé la surprise en 2006 en gagnant, devant près d’un millier d’hommes, la version « courte » de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc.

Pourtant, toutes les études scientifiques s’accordent sur le fait que les femmes sont, physiquement, nettement désavantagées par rapport aux hommes, et ce, dans toutes les disciplines sportives. Dans les épreuves d’endurance, cela s’explique entre autres, chez les femmes, par un taux de globules rouges inférieur dans le sang ainsi qu’un pourcentage plus important de masse grasse. Alors comment se fait-il que des athlètes comme Corinne Favre en arrivent à réaliser de tels exploits ?

Tout d’abord, il faut relativiser et comprendre que ce genre de situation survient statistiquement plus souvent dans des épreuves où le niveau de compétition n’est pas particulièrement relevé et où le nombre de participants est relativement faible. Ainsi, une femme de très haut niveau peut très bien se démarquer en devançant tous les hommes si ces derniers présentent tous, à l’inverse, un niveau de forme moyen. Reste cependant que le cas de Corinne Favre n’est pas isolé, et il est donc légitime de se demander s’il existe bel et bien une explication d’ordre biologique.

D’après les travaux de recherche réalisés par le physiologiste Guillaume Millet en 2012 et 2019, les femmes seraient dotées d’une résistance à la fatigue et aux dommages musculaires supérieure à celle des hommes. Pour expliquer ce phénomène, le chercheur avance l’hypothèse que la surface musculaire occupée par les fibres lentes, fortement sollicitées lors d’efforts physiques prolongés, serait en moyenne plus grande chez les femmes que chez les hommes. Malgré cette meilleure résistance musculaire, il n’en demeure pas moins que les femmes seraient la plupart du temps moins performantes que les hommes, même en ultra-trail, en raison de leur moins bonne capacité à transporter l’oxygène et de leur plus haut pourcentage de masse grasse.

Cela dit, est-il possible que l’écart de performance se resserre au fur et à mesure que la distance de l’épreuve augmente ? La question reste ouverte.