Parentalité et triathlon, mission impossible ? Pas du tout

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Entre le manque de sommeil, les journées chargées et les imprévus du quotidien, concilier la parentalité et le triathlon semble presque irréalisable. Pourtant, un nombre croissant de mamans et de papas y arrivent sans sacrifier ni leur vie de famille ni leur passion. Il est tout à fait possible d’équilibrer les deux univers et d’en tirer beaucoup de satisfaction. La clé ? Accepter que la réalité change et apprendre à jouer avec.

Redéfinir le succès : oublier la perfection

L’un des grands défis consiste à accepter que l’entrainement et les performances ne ressembleront plus à ce qu’on connaissait auparavant. Les semaines parfaitement structurées, où tout se déroule selon le plan, se raréfient. Nuits interrompues, virus de garderie, horaires chargés : l’imprévu fait maintenant partie du quotidien.

Progresser en tant qu’athlète-parent demande d’envisager une nouvelle perspective. Il faut lâcher prise et garder en tête qu’une séance écourtée, déplacée ou même annulée ne changera pas le portrait d’une saison.

Il en va de même en ce qui concerne les compétitions. La préparation idéale est plus difficile à atteindre, et les performances peuvent fluctuer. Il sera important d’arriver à la ligne de départ dans un bon état d’esprit, car le triathlon reste en grande partie un défi mental. Durant cette période de la vie, se présenter au fil de départ reposé, adéquatement nourri et motivé vaut souvent bien davantage qu’un plan suivi à la lettre.

Trouver du temps

Réserver du temps à l’entrainement dans un horaire qui combine travail, garderie, école, tâches domestiques, activité des enfants et – qui sait ? – vie sociale nécessite un peu de créativité. Pour beaucoup de parents, le matin devient un moment stratégique, comme une garantie qu’on effectuera sa séance avant que la journée ne s’emballe. Cela dit, cette stratégie ne convient pas à tout le monde. Dans les familles avec enfants en bas âge, surtout en période d’allaitement ou de réveils fréquents, le sommeil demeure la priorité.

Une autre option ? Intégrer l’entrainement au quotidien. Des déplacements actifs sont une excellente façon d’ajouter de l’exercice dans sa journée. Se rendre au travail à vélo, courir à un rendez-vous transforme un trajet en bref entrainement. Ces petites actions, cumulées, changent la donne.

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S’entrainer en famille

Inclure les enfants dans l’entrainement peut transformer en opportunité ce qui était perçu comme une contrainte. Le chariot de vélo et la poussette de course des tout-petits sont des alliés précieux. Les séances à plus bas effort, autant à vélo qu’en course à pied, se prêtent fort bien à ce format.

En outre, chariot et poussette sont utiles au ravitaillement mobile : eau, nutrition sportive pour les parents ainsi que collations et jouets pour les enfants. Cela demande un minimum d’organisation, mais les bambins sont la plupart du temps fort heureux d’être à l’extérieur en compagnie de leurs parents.

À mesure qu’ils grandissent, les enfants gagnent en autonomie, et d’autres options deviennent possibles, par exemple les inscrire à des cours de natation pendant qu’on nage dans un corridor libre ou profiter de leurs parties de sport d’équipe pour aller courir à proximité. Plusieurs terrains sportifs sont entourés d’une piste, alors plutôt que de rester dans les gradins, voilà l’occasion d’exécuter quelques séries d’EPI (entrainement par intervalles).

Déterminer les entrainements clés

Certaines semaines, quand le temps manque vraiment, il sera impossible de réaliser tous les entrainements prévus. Durant ces moments-là, il devient primordial d’identifier les séances clés, c’est-à-dire celles qui offrent le meilleur rendement sur le plan de la performance et mettent l’accent sur la qualité plutôt que sur le volume.

Natation. Miser sur les séances techniques, qui améliorent l’efficacité dans l’eau et génèrent moins de fatigue.

Vélo. Prioriser les EPI, qui contribuent à augmenter la puissance et la vitesse. Ces séances s’exécutent également très bien sur simulateur de route, quand on est limité dans le temps.

Enchaînements (brick). Ajouter une course, même courte, à la suite d’une sortie de vélo habitue le corps à la transition vélo-course.

Musculation. En faire une priorité, afin de prévenir les blessures et de maintenir la force musculaire. Si on ne veut pas se compliquer la vie, on les fait chez soi sans beaucoup d’équipement. Ces séances n’ont pas besoin d’être longues : de 20 à 30 minutes comptent déjà pour la suite. La clé reste la flexibilité : adapter si nécessaire son plan, histoire d’en tirer un maximum de bénéfices.

Avoir un gym à la maison

Disposer d’un espace d’entrainement dans sa demeure élimine des obstacles. Un simulateur de route, un tapis roulant et quelques poids transforment un coin de la maison en véritable gym de triathlète !

Les avantages sont nombreux. Moins de temps perdu en déplacement accroît celui consacré à l’entrainement. Les heures de sieste dégagent une plage horaire. Les enfants qui jouent de façon autonome sont l’occasion d’une brève séance de vélo ou de course ; en prime, on a son propre fanclub qui multiplie les encouragements !

Protéger son énergie et son sommeil

Plus que le temps, c’est souvent l’énergie qui manque. Lorsqu’on est parent de jeunes enfants, la récupération devient très importante, davantage même que les entrainements. Quand l’énergie est bonne, les choses se simplifient.

Prioriser le sommeil est essentiel, même si cela demande des ajustements. Se coucher tôt ou profiter des siestes des enfants pour se reposer sont des actions non négligeables, autant pour l’énergie au quotidien que pour les entrainements.

Une planification de l’alimentation jouera également un rôle fondamental. Déterminer et cuisiner les repas à l’avance, notamment la fin de semaine, permet de gagner du temps durant la semaine, de s’assurer que toute la famille est bien nourrie et que l’apport énergétique est adéquat avant et après les entrainements.

En fin de compte, c’est possible

Continuer de pratiquer le triathlon quand on a des enfants n’est pas une question de perfection mais d’adaptation. Ce ne sera pas toujours facile, cependant c’est possible. Il faut planifier, communiquer, s’ajuster et savoir que certaines semaines seront plus chaotiques que d’autres.

La parentalité, tout comme le triathlon, est un sport d’endurance qui exige patience et une grande capacité à s’adapter. En ce sens, les parents possèdent déjà des qualités précieuses pour réussir la conciliation. Et au-delà de la performance, il n’y a rien de mieux que de partager sa passion avec ses enfants tout en leur donnant l’exemple d’un mode de vie actif et équilibré.

Idée

Préparer son équipement à l’avance facilite les entrainements. Que ce soit des vêtements de course mis de côté la veille ou un vélo déjà prêt à partir, chaque petite décision éliminée contribue à optimiser le temps et à diminuer la charge mentale. Dans un quotidien chargé, ces menus détails deviennent de vrais alliés.

Chiffre

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C’est le nombre minimal de séances hebdomadaires nécessaire au maintien d’une condition physique suffisante en vue de prendre part à un triathlon. Idéalement, cela inclut une séance de natation, une de vélo, une de course et une de renforcement musculaire. C’est une structure simple mais efficace durant cette période de la vie.

Vrai ou faux

Une mauvaise nuit de sommeil veut dire annuler tout entrainement.

FAUX. Adapter sa séance est plus bénéfique que de ne rien faire du tout. Même une courte séance de 20 minutes d’entrainement cardiovasculaire, d’intensité faible à modérée, redonnera un petit coup d’énergie. Le corps libère des endorphines, la circulation s’active et les muscles sont mieux oxygénés, des facteurs qui aident à réduire la sensation de fatigue.