Le RED-S

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Avez-vous déjà entendu parler de RED-S ? Cet acronyme, qui signifie en anglais relative energy deficiency in sport, a fait son apparition dans le monde du sport en 2015. Bien qu’on l’étudie depuis maintenant une dizaine d’années, la science à ce sujet évolue constamment. Voici où nous en sommes à ce jour.

Anciennement connu sous le nom de triade de l’athlète féminine, on associait le syndrome qu’est le RED-S essentiellement aux femmes athlètes, notamment celles pratiquant des sports artistiques, telle la gymnastique. On observait chez certaines d’entre elles un trouble alimentaire comme l’anorexie, qui perturbait éventuellement la régularité de leur cycle menstruel, ce qui avait pour effet de fragiliser leur densité minérale osseuse. Avec le temps, les scientifiques se sont rendu compte que la problématique était beaucoup plus vaste et affectait une variété d’athlètes de tout type de sport, incluant les hommes.

Une faible disponibilité énergétique prolongée (RED-S) est observée lorsque l’apport énergétique, après avoir couvert les besoins requis par l’activité physique, n’est plus suffisant pour répondre aux besoins physiologiques du corps. Cela engendre des conséquences à la fois sur le plan de la santé et sur celui de la performance. Parmi les effets nocifs d’une faible disponibilité énergétique prolongée, on note :

  • un faible niveau d’énergie généralisé ;
  • un système immunitaire affaibli ;
  • une réduction de la force et de l’endurance musculaires ;
  • une diminution de la densité osseuse ;
  • un faible taux de fer sanguin (pouvant mener à l’anémie)  ;
  • de moins bonnes adaptations du corps à l’entrainement ;
  • un risque accru de blessure ;
  • des troubles gastro-intestinaux ;
  • une humeur maussade et dépressive ;
  • une santé sexuelle et reproductive altérée.

Contrairement à la triade de l’athlète féminine, il est désormais reconnu qu’un RED-S peut être présent sans trouble alimentaire. En effet, il est possible que l’apport énergétique soit insuffisant alors que l’athlète, bien que présentant une relation saine avec son corps et l’alimentation, n’arrive tout simplement pas à consommer suffisamment de calories pour satisfaire ses besoins. Les causes fréquentes sont un faible appétit, des restrictions alimentaires importantes pour cause d’allergies, intolérances et/ou aversions, un manque de connaissances sur les besoins nutritionnels ou encore une charge d’entrainement particulièrement élevée. Dans tous les cas, les conséquences sont les mêmes, et dans le souci du bien-être global de l’athlète, on doit s’attaquer au problème.

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