Optimiser les transitions en triathlon

  • Crédit : Christian Martin

Il existe deux transitions dans les triathlons : T1 et T2. La transition T1 correspond au passage de la natation au vélo, tandis que la T2 relie le vélo à la course à pied. Voici des conseils pour optimiser les transitions et réduire le stress qu’elles génèrent.

Les triathlètes consacrent énormément de temps à l’entrainement en natation, à vélo et en course à pied. On pourrait dire qu’il y a une quatrième discipline au triathlon : les transitions, deux sections clés souvent négligées. Une bonne maîtrise des transitions, combinée à une disposition stratégique de l’équipement et à des mouvements fluides, permet de gagner des secondes, sinon des minutes sur le chrono final. Il vaut donc largement la peine de les optimiser et de s’y exercer régulièrement à l’entrainement.

Préparer stratégiquement son équipement

Comme le triathlon combine trois sports, cela exige la gestion de beaucoup d’équipement. Une liste de vérification du matériel requis assure que rien n’est oublié le jour de la compétition. Dans le parc à vélos, il est conseillé d’apporter uniquement l’équipement nécessaire durant l’épreuve, car les zones de transition sont souvent très achalandées et l’espace alloué à chaque athlète est limité. Chaque athlète dispose généralement d’un espace d’environ 1 m de large pour ranger son vélo et son équipement. Les vélos sont généralement accrochés côte à côte sur une barre, par la selle, et l’équipement de vélo et de course à pied doit être disposé sous le vélo ou à côté de lui.

Afin de délimiter plus nettement l’espace réservé à l’équipement à côté du vélo, certains athlètes aiment étaler une serviette par terre. Une serviette de couleur claire sur un sol foncé offre un bon contraste visuel, facilitant le repérage de l’équipement tout en le gardant propre. Sur cette serviette, l’équipement de vélo devrait être placé à l’avant et celui de la course à pied à l’arrière. Ainsi, l’équipement requis pour le vélo sera immédiatement accessible à la sortie de l’eau.

En ce qui concerne la natation, l’équipement requis comprend un bonnet de bain, des lunettes de nage et, tout dépendant de la température de l’eau, une combinaison isothermique. On ne disposera pas ces articles dans la zone de transition avant le départ, puisqu’ils seront portés au début de l’épreuve, mais ils devront toutefois être rangés sur la serviette ou juste à côté après la sortie de l’eau.

Installer une grande partie de l’équipement directement sur le vélo avant le début de l’épreuve fait gagner du temps en T1. Les bidons remplis d’eau, d’électrolytes ou de boissons énergétiques seront placés dans les porte-bidons, et la nutrition solide comme les gels, bars, jujubes, dans une boîte à bento sera fixée sur le vélo.

Les chaussures de vélo seront cliquées sur le vélo ou mises par terre. Cela dépendra du niveau de confiance du triathlète à monter sur son vélo en courant (flying mount) et à se chausser en roulant. Les chaussures cliquées sur le vélo peuvent être attachées au cadre ou au dérailleur à l’aide d’un élastique afin qu’elles gardent une position horizontale, et on n’oublie pas d’ouvrir grand la sangle velcro, histoire de faciliter l’enfilage. Le casque sera déposé à l’envers, sangles ouvertes sur les côtés, et les lunettes de soleil seront fixées au casque ou rangées à l’intérieur.

Les chaussures de course à pied sont portées avec ou sans chaussettes, selon la préférence de l’athlète. Les chaussettes seront placées dans les chaussures, et les lacets doivent être bien lâches afin de pouvoir les enfiler rapidement. Les lacets élastiques sont également une excellente option puisqu’ils n’ont pas besoin d’être noués : on chausse les souliers et hop, on est prêt à courir.

Organiser son matériel à l’avance et s’exercer à leur ordonnancement stratégique dans sa zone de transition permettra d’être efficace et précis le jour de la rencontre sportive.

Lire la suite dans le magazine Numéro 62 - Été 2026

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